Lourdes menaces sur l’Education 27 avril 2008
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Communiqué de presse du S4 en date du vendredi 25 avril 2008
Même s’il a prononcé à plusieurs reprises le terme d’erreur, le Président de la République a bien manifesté dans son discours sa volonté de poursuivre une politique condamnée par les Français et inapte à répondre à leurs préoccupations.
Reprenant les propos de son ministre du budget, il a affirmé son intention de réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires en retrouvant le taux de 1992, sans analyse des évolutions ni des besoins. Dans ces réductions, l’Education Nationale serait amenée à payer un lourd tribut; non seulement N. Sarkozy a dit son plein assentiment à la politique éducative de X. Darcos et confirmé les suppressions pour 2008, mais il en a annoncé de nouvelles. Dévoilant les objectifs de la réforme des lycées, il en fait un outil permettant l’élaboration d’un budget 2009 en forte baisse. N’hésitant pas à recourir aux caricatures ou aux approximations, déclarant par exemple que lhoraire hebdomadaire des élèves du second degré peut atteindre 36 heures alors quaucun horaire obligatoire ne dépasse en réalité 28H30 dans la voie générale, il a tenté de justifier ses mesures comptables. Opposant quantitatif et qualitatif, il tient un discours compassionnel sur les enseignants qu’il rendra moins nombreux mais mieux payés. On attend la conclusion en vain : peu de choses sinon le retour du discours sur les heures supplémentaires et de vagues promesses de reconnaissance du master pour les nouveaux recrutés.
Quant aux lycéens aujourd’hui mobilisés, ils ne sont guère mieux traités; entre le couplet sur les grèves rituelles au printemps et l’aphorisme “un jeune, c’est inquiet”, peu de place pour une attention sérieuse portée à leurs revendications.
Cette prestation du Président laisse entière les inquiétudes des salariés, fait planer sur l’Education de lourdes menaces, obérant l’avenir des jeunes, aggravant la condition des personnels. N. Sarkozy doit entendre les demandes et changer d’orientation. Pour cela, le Snes appelle à amplifier le rapport de forces en participant massivement aux actions académiques, en faisant grève le 15 et en manifestant à Paris le 18 mai.